Psy francophone en Israël : pourquoi consulter dans sa langue change tout

Vous avez fait votre alyah, ou vous vivez en Israël depuis quelques années. Vous parlez hébreu au travail, à la banque, avec les professeurs de vos enfants. Vous vous débrouillez, parfois même très bien. Et pourtant, quand il s’agit de parler de ce qui vous pèse vraiment — une angoisse qui ne passe pas, un deuil, un souvenir qui revient la nuit —, les mots ne viennent pas de la même façon.
Ce n’est pas un manque de volonté ni de niveau de langue. C’est tout simplement que nos émotions les plus profondes ont une langue : celle dans laquelle nous les avons vécues pour la première fois.
La langue maternelle, la langue des émotions
Nous apprenons à nommer la peur, la tristesse, la colère ou la tendresse dans notre langue d’enfance. C’est dans cette langue que se sont inscrits nos premiers souvenirs, les phrases de nos parents, les blessures comme les consolations.
Lorsque l’on s’exprime dans une langue apprise plus tard, on a souvent l’impression de parler « à côté » de ce que l’on ressent. On traduit, on simplifie, on cherche le mot juste… et une partie de l’émotion reste en chemin. En thérapie, c’est précisément cette partie-là qui compte.
Ca fait toujours sourire mes clients quand je leur demande « dans quelle langue votre maman vous grondait quand vous étiez petit ? dans quelle langue elle vous chantait des berceuses ? Et bien nous ferons la séance dans cette langue là ! »
L’alyah : une aventure… et parfois un choc
S’installer en Israël est souvent un choix de cœur. Mais c’est aussi un bouleversement : nouveau pays, nouvelle langue, nouveaux codes, parfois l’éloignement de la famille restée en France. Les enfants s’adaptent à leur rythme, le couple se réorganise, le travail change.
À cela s’ajoute le contexte particulier du pays : les périodes de tension, les proches mobilisés, l’inquiétude pour ceux qui sont appelés en réserve. Beaucoup de francophones portent ces émotions en silence, en se disant qu’ils « devraient tenir le coup ».
Consulter, ce n’est pas un aveu de faiblesse. C’est se donner un espace pour déposer ce qui est lourd, avec quelqu’un qui comprend à la fois votre langue et votre parcours.
Ce qu’apporte un thérapeute qui partage votre culture
Parler français ne suffit pas toujours : comprendre d’où vous venez compte tout autant. Un thérapeute francophone qui vit lui-même en Israël connaît de l’intérieur :
- les défis de l’intégration et de la double culture ;
- les liens avec la famille restée en France et la culpabilité qui peut les accompagner ;
- les histoires familiales souvent marquées par l’exil — d’Afrique du Nord, d’Europe ou d’ailleurs — qui se transmettent parfois d’une génération à l’autre ;
- la réalité du quotidien israélien, avec ses joies et ses tensions.
Vous n’avez pas besoin de tout expliquer : vous pouvez aller directement à l’essentiel.
Quelles approches pour quelles difficultés ?
Au cabinet, j’accompagne notamment les personnes qui traversent de l’anxiété ou des crises d’angoisse, un traumatisme, un deuil, une séparation, des phobies ou un stress devenu envahissant. Selon votre situation et votre rythme, je m’appuie sur plusieurs approches complémentaires :
- l’EMDR, reconnue pour le traitement des traumatismes ;
- l’hypnose, pour mobiliser vos ressources intérieures ;
- la thérapie symbolique et les constellations familiales, pour éclairer ce qui se rejoue dans l’histoire familiale ;
- et, lorsque c’est utile, l’aromathérapie comme soutien dans la gestion des émotions.
Chaque accompagnement est construit avec vous : il n’y a pas de parcours type, seulement le vôtre.
En cabinet à Raanana ou en visio
Je reçois en cabinet à Raanana, facilement accessible depuis Netanya, Herzliya, Kfar Saba ou Tel-Aviv. Pour celles et ceux qui vivent plus loin, qui ont un emploi du temps chargé ou qui préfèrent consulter depuis chez eux, les séances ont aussi lieu en visio — y compris pour les francophones de France et d’ailleurs.
La visio permet un vrai travail en profondeur : l’essentiel reste la qualité du lien et le sentiment de sécurité, que l’on soit dans la même pièce ou non.
Questions fréquentes
Faut-il être en crise pour consulter ?
Non. Beaucoup de personnes viennent parce qu’elles sentent que quelque chose « coince » depuis longtemps, sans pouvoir le nommer. Il n’est pas nécessaire d’attendre que cela devienne insupportable.
Combien de séances faut-il prévoir ?
Cela dépend de chacun et de ce que vous venez travailler. Nous en parlons ensemble dès la première séance, et nous faisons régulièrement le point.
La thérapie en visio est-elle aussi efficace qu’en cabinet ?
Pour de nombreuses personnes, oui. La visio offre souvent un confort supplémentaire : pas de trajet, et la possibilité de consulter depuis un lieu où l’on se sent bien.
Si vous traversez un moment de détresse aiguë ou avez des idées suicidaires, n’attendez pas : en Israël, vous pouvez appeler ERAN au 1201 ; en France, le 3114. En cas d’urgence, contactez les services de secours.
Et si c’était le bon moment ?
Vous n’avez pas à tout porter seul(e), ni à chercher vos mots dans une langue qui n’est pas celle de votre cœur. Si vous sentez que c’est le moment de prendre soin de vous, je serai heureuse de vous accueillir, en cabinet à Raanana ou en visio.
Cynthia Nabet
Psychothérapeute



