Douleurs pendant les rapports : quand l’intimité fait mal, vous n’êtes pas seule
Il y a ce moment où vous appréhendez. Un rapprochement qui devrait être doux devient une source d’inquiétude : « Est-ce que ça va encore faire mal ? » Alors, peu à peu, vous trouvez des excuses, vous repoussez, vous serrez les dents. Vous vous sentez parfois coupable vis-à-vis de votre partenaire, parfois seule face à une douleur que vous n’osez même pas nommer.
Si vous vous reconnaissez dans ces lignes, sachez d’abord une chose essentielle : vos douleurs sont réelles. Elles ne sont pas « dans votre tête », et vous n’avez pas à les endurer en silence. Les douleurs pendant les rapports (les médecins parlent de dyspareunie) touchent de nombreuses femmes, à tous les âges de la vie. Elles méritent d’être écoutées, explorées et accompagnées, sur le plan médical comme sur le plan émotionnel.
Des douleurs bien réelles, qui ont besoin d’un avis médical
Brûlures, sensation de blocage, douleur à l’entrée ou plus en profondeur, gêne qui persiste après le rapport… Les manifestations sont variées, et les causes possibles aussi : endométriose, sécheresse, infections ou cystites à répétition, changements hormonaux après une naissance ou à la ménopause, contractions involontaires des muscles du périnée, et bien d’autres encore.
C’est pourquoi la première étape est toujours de consulter : votre gynécologue, votre médecin, une sage-femme ou un kinésithérapeute spécialisé en rééducation pelvi-périnéale. Ils pourront chercher une cause, proposer des examens et des traitements adaptés. Ne renoncez pas à ce suivi et n’interrompez jamais un traitement sans en parler à votre médecin.
L’accompagnement psychothérapeutique dont je vous parle ici ne remplace rien de tout cela. Il vient en complément, pour prendre soin de tout ce que la douleur fait vivre au quotidien.
Quand la douleur s’installe aussi dans les émotions
Lorsqu’une douleur revient régulièrement, le corps apprend à se protéger. Il anticipe, se crispe avant même le premier geste. C’est une réaction naturelle, mais elle peut entretenir un cercle difficile : la peur d’avoir mal augmente la tension, et la tension rend le moment encore plus inconfortable.
À cela s’ajoutent souvent :
- la culpabilité de « ne pas y arriver » ou de décevoir l’autre ;
- une baisse de désir, bien compréhensible quand l’intimité est associée à la douleur ;
- des tensions ou des non-dits dans le couple ;
- une image de soi abîmée, le sentiment d’être « cassée » ou « pas normale » ;
- parfois, le poids d’expériences douloureuses plus anciennes, dans l’enfance ou dans la vie intime, que le corps n’a pas oubliées.
Rien de tout cela ne signifie que vos douleurs viennent « du psychologique ». Cela veut simplement dire que vous êtes une personne entière, et que votre corps, vos émotions et votre histoire méritent tous d’être pris en compte.
Hier, j’ai rencontré une femme de 45 ans ayant traversé une véritable errance médicale et thérapeutique. Elle a fini par recevoir un diagnostique d’endométriose après plus de 4 ans de souffrance. On ne lui a rien expliqué. Ni à son mari d’ailleurs. Et c’est là que le couple a commencé à battre de l’aile. Plus d’intimité, plus de tendresse, plus de contact. Ils ont failli divorcer. Pourquoi ? Par manque d’accompagnement.
NeuroSync : une approche qui part de votre corps et de votre histoire
Au fil de plus de 22 ans de pratique, j’ai développé NeuroSync, une méthode intégrative qui réunit plusieurs approches complémentaires : l’hypnose humaniste, l’EMDR, la thérapie symbolique, le Somatic Experiencing, les constellations familiales et l’aromathérapie appliquée.
Le principe est simple : plutôt que d’appliquer une seule technique à tout le monde, je choisis et j’ajuste ces outils selon votre histoire, vos besoins et votre rythme. Concrètement, selon les personnes, nous pouvons par exemple :
- apaiser l’anticipation et la peur qui se sont installées autour de l’intimité, grâce à l’hypnose ;
- retrouver un lien plus serein avec votre corps, en douceur, avec le Somatic Experiencing, qui s’appuie sur les sensations corporelles ;
- traiter des souvenirs qui restent chargés émotionnellement, avec l’EMDR, si cela fait sens pour vous ;
- mettre en images et en mots ce qui est difficile à dire, avec la thérapie symbolique.
Tout se fait dans le respect et sans aucune obligation de tout raconter. Vous restez maîtresse de ce que vous partagez, et nous avançons uniquement à votre rythme. Chaque parcours est différent : je ne peux pas vous promettre un résultat, mais je peux vous offrir un espace sûr pour prendre soin de vous.
Oser en parler, en français, près de chez vous ou à distance
Parler de sa vie intime est déjà difficile. Le faire dans une langue qui n’est pas la sienne l’est encore plus. Beaucoup de femmes francophones installées en Israël, à Raanana, Netanya, Herzliya, Kfar Saba ou Tel-Aviv, me disent combien il est soulageant de pouvoir enfin exprimer ces choses délicates en français, avec leurs propres mots.
Je vous reçois en cabinet à Raanana, ou en visio si vous vivez ailleurs en Israël ou en France. La visio permet aussi de consulter depuis chez vous, dans un cadre où vous vous sentez en sécurité.
Questions fréquentes
Mes douleurs sont-elles « psychologiques » si je consulte une psychothérapeute ?
Non. Consulter une psychothérapeute ne veut pas dire que la douleur est imaginaire ou d’origine psychologique. Vos douleurs sont réelles et doivent être suivies médicalement. L’accompagnement vient en complément, pour vous aider à vivre mieux avec ce que vous traversez et à prendre soin de votre vécu émotionnel.
Faut-il venir en couple ?
Ce n’est pas nécessaire. Beaucoup de femmes viennent seules, au moins au début. Si vous le souhaitez, et si cela peut vous aider, nous pouvons réfléchir ensemble à la place à donner à votre partenaire.
Est-ce que je devrai tout raconter dès la première séance ?
Absolument pas. La première séance sert surtout à faire connaissance, à comprendre ce dont vous avez besoin et à voir ensemble si cette approche vous convient. Vous choisissez ce que vous partagez, et quand.
Vous méritez une intimité plus sereine
Avoir mal pendant les rapports n’est ni une fatalité, ni quelque chose que vous devez supporter en silence. En parallèle de votre suivi médical, vous pouvez aussi vous offrir un espace pour déposer ce que vous vivez, apaiser vos peurs et renouer en douceur avec votre corps.
Si vous sentez que c’est le moment, je serai heureuse de vous accueillir, en cabinet à Raanana ou en visio. Prenez rendez-vous ici.
Cynthia Nabet – Psychothérapeute, créatrice de la méthode NeuroSync


